Méthodologie

Le Baromètre belge de l’information environnementale repose sur une méthodologie inspirée de l’Observatoire des médias sur l’écologie (OMÉ), en France. Son objectif est de mesurer de manière objective la place accordée aux enjeux environnementaux dans les programmes d’information audiovisuels belges

L’analyse repose sur la retranscription automatique des programmes de télévision et de radio, puis sur la détection et la catégorisation de mots-clés issus d’un dictionnaire construit à partir des travaux du GIEC, de l’IPBES et de documents de référence belges (notamment le 4ème rapport fédéral sur l’environnement 2019-2023 et la huitième communication nationale sur le changement climatique). Elle couvre trois grandes thématiques environnementales : le climat, la biodiversité et les ressources naturelles. Pour chacune d’entre elles, le Baromètre permet également d’examiner les différents maillons de la chaîne causale, à savoir le constat scientifique, les causes des crises environnementales, leurs conséquences et les solutions d’atténuation ou d’adaptation mises en avant dans les médias

Afin de garantir la robustesse scientifique de l’exercice, le projet est accompagné par un comité d’experts francophones et néerlandophones réunissant des spécialistes du climat, des médias, du journalisme et de la communication[1].

Cette première phase du Baromètre porte sur les principaux programmes d’information télévisés et radiophoniques diffusés en Belgique. Au total, 26 chaînes francophones et néerlandophones, publiques et privées, nationales et régionales[2], ont été analysées. La presse écrite, les médias numériques et les réseaux sociaux ne sont pas encore couverts par cette première phase du projet et feront l’objet d’extensions ultérieures du Baromètre.

Comme tout outil de mesure, le Baromètre présente certaines limites, notamment liées au périmètre actuellement couvert, aux imperfections possibles des transcriptions automatiques et au caractère nécessairement non exhaustif du dictionnaire thématique utilisé. Ces limites sont prises en compte dans l’interprétation des résultats.

 

Périmètre actuel

Périmètre

  

[1] Belgique francophone :

  • Laurence DIERICKX - chercheuse spécialisée en journalisme et le fact-checking basés sur l’IA - Université Libre de Bruxelles
  • Grégoire LITS - Chargé de cours en sociologie des médias - UCLouvain
  • François MASSONNET - Professeur en climatologie - UCLouvain

Belgique néerlandophone :

  • Seppe LAMPE - Chercheur en climatologie - Vrije Universiteit Brussel
  • Michaël OPGENHAFFEN - Professeur associé en journalisme et médias digitaux - Institute for Media Studies, KU Leuven
  • Jill PEETERS - Spécialiste média, climat et météo- Climate Without Borders
  • Baldwin VAN GORP - professeur de journalisme et de gestion des communications - KULeuven

[2]Médias francophones nationaux (6) : Bel RTL, La Première, La Une, LN Radio, RTL tvi, VivaCité

Médias francophones régionaux (12) : Antenne Centre TV (ACTV), Boukè, BX1, Canal Zoom, Matélé, Notélé, Qu4tre, Télé MB, Télésambre, TV Com, TV Lux, Vedia

Médias néerlandophones nationaux (8) : Play, Qmusic, Radio 1, Radio 2, Studio Brussel, VRT 1, VRT Canvas, VTM
Médias néerlandophones régionaux (2 - inclus dans le périmètre, prochainement dans les analyses) : ATV, TV Limburg