Crise climatique & environnementale
Crises de l’environnement et qualité de l’information

Les crises environnementales comme catalyseur
La planète est aujourd’hui confrontée à trois grandes crises environnementales : le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. On parle de « triple crise planétaire » car ces phénomènes sont étroitement liés et se renforcent mutuellement.
Le changement climatique provoque des événements extrêmes comme des vagues de chaleur, des sécheresses ou des inondations. La perte de biodiversité fragilise les écosystèmes dont nous dépendons pour nous nourrir, respirer et vivre. La pollution, quant à elle, affecte l’air, l’eau et les sols, avec des conséquences directes sur la santé humaine.
Ensemble, ces crises rendent notre environnement plus vulnérable et accentuent les inégalités.
Une transition indispensable
Face à cette situation, une transition vers des modes de production et de consommation plus durables est nécessaire.
Cette transition implique des changements profonds dans nos sociétés : production d’énergie, mobilité, logement, alimentation, consommation. Elle mobilise de nombreux acteurs — autorités publiques, entreprises, citoyens — et repose sur des politiques ambitieuses aux niveaux international, européen et national.
Mais cette transformation ne va pas de soi. Elle soulève des questions concrètes : coûts, équité, impacts sur l’emploi, changements d’habitudes. Elle peut aussi susciter des inquiétudes et des résistances.
L’accès à une information de qualité : un enjeu majeur
Aujourd’hui, garantir la qualité de l’information environnementale est devenu essentiel. Face à des enjeux complexes, l’accès à une information fiable et rigoureuse permet aux citoyens, aux entreprises et aux décideurs de mieux comprendre les défis en cours, de débattre des solutions et de contribuer, en connaissance de cause, à la transition écologique.
Disposer d’une information claire et fondée sur des connaissances scientifiques est également indispensable. Des informations correctes, vérifiées et contextualisées nourrissent le débat public, renforcent la transparence des décisions et permettent à chacun de participer aux choix de société liés à la transition
Dans un contexte où les transformations nécessaires touchent directement le quotidien — énergie, mobilité, logement ou alimentation — l’accès à une information de qualité est une condition déterminante pour renforcer l’engagement du public et la légitimité des politiques environnementales.
Comprendre la désinformation pour mieux s’en protéger
Ces dernières années, on assiste à une forte montée de la mésinformation et de la désinformation environnementale et climatique, notamment avec l’essor des réseaux sociaux et des plateformes numériques, qui favorisent la circulation rapide de contenus trompeurs, biaisés ou sortis de leur contexte.
Ces informations incomplètes ou incorrectes sèment le doute sur des faits scientifiques établis, alimentent la méfiance envers les institutions, polarisent les débats et compliquent l’adoption des mesures nécessaires à la transition climatique et environnementale. Elles peuvent également renforcer la confusion entre faits, opinions et manipulations de l’information.
Il importe de comprendre ces phénomènes et leurs mécanismes de diffusion afin d’identifier les leviers permettant de s’en protéger.
Un enjeu très concret en Belgique
Selon la dernière enquête nationale sur le climat, seuls 48 % des Belges estiment que les médias accordent aujourd’hui suffisamment d’attention au changement climatique. Dans un environnement informationnel de plus en plus dense et fragmenté, la question de la qualité de l’information devient centrale : 58 % de la population déclarent qu’il est difficile de distinguer les informations fiables de la désinformation sur le changement climatique, en particulier sur les réseaux sociaux.
Dans ce contexte, une large majorité (70 %) estime qu’il est nécessaire de prendre des mesures pour lutter contre la désinformation.
Au cœur d’une dynamique internationale, un projet belge novateur
La Belgique s’inscrit dans un mouvement international visant à renforcer l’intégrité de l’information sur l’environnement et le climat. À la COP30 de Belém, notre pays a rejoint l’Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur les changements climatiques, portée par une coalition de pays pionniers.
Dans la foulée, la Belgique a annoncé la création du Baromètre belge de l’information environnementale, un outil destiné à mieux comprendre la manière dont les citoyens s’informent sur les enjeux environnementaux et sont exposés à la désinformation climatique.
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